Le retour approche woooow
  

Le retour approche woooow

, le 04/05/2017

 


14 mois loin de la belle France, loin de mes amis adorés, de ma famille, loin de ma zone de confort, loin du gewurtzraminer de ma région native et loin des délicieux fromages de ma région "adoptive". 
Et vous vous demandez si je redoute le retour?? Non mais rien que pour manger une choucroute ça vaut le coup! Haha je plaisante...Vous ne pouvez pas savoir comme je suis FOLLE DE JOIE à l'idée de voir vos tronches punaise!!! Entendre vos voix, vos rires, vous serrer dans les bras, vous faire des méga schmoutz, vous souler avec mes histoires, écoutez les votres, danser avec vous, chanter avec vous, boire et manger avec vous, bref, célébrer la vie ensemble dans l'amour :) 
Comme je sens que ça approche (et encore il reste encore pas mal de jours), parfois je me mets à immaginer ces moments et je suis toute excitée à ne pas en pouvoir dormir ! Il faut que je m'autoraisonne en repensant au livre sur le pouvoir du moment présent qui enseigne que faire des illusions sur le futur est source de souffrance car le futur est incertain et tout peut ne pas se passer comme prévu. Ben oui, mon avion peut se cracher, ou ne pas décoller, on peut me bloquer ici à cause de mon visa (je m'apperçois en lastminute qu'il expire dans 3 jours, il faut vite que j'aille amadouer les services administratifs à mon arrivée à Lima), je peux rencontrer le grand amour la veille du départ et décider de rester (sérieux elle ferait ça? la garce!!!!), je peux me casser une jambe et devoir retarder le départ, je peux finalement me lancer le défi de rentrer à la nage ce qui décalerait aussi mon arrivée. On n'est jamais sûr de rien, mais bon il y a quand même de fortes chances que j'arrive en temps et en heure :))

En tout cas, le retour, je le vois du côté le plus positif possible. Bien sûr dans l'avion je risque de passer par des millions d'émotions et pleurer comme une madeleine comme ça a été le cas à l'aller. C'est à nouveau un changement important.
Mais rentrer en France ne veut pas dire reprendre la même vie là où elle s'est arrêtée, rentrer ne veut pas dire rentrer définitivement. Car je me sens ultra serreine, plus serreine que je ne l'ai jamais été auparavant et j'ai le choix de faire ce que je veux de ma vie. On l'a tous cette liberté et cette possibilité en fait, mais parfois on l'oublie et on s'oublie. Je crois que la Sophie qui revient a quand même un peu changé (en plus épanouie à priori :)) et surtout elle a décidé d'être plus libre, de s'écouter davantage, de faire les choses qui lui plaisent, elle a décidé d'assumer chaque chose qu'elle entreprendra le reste de sa vie quoi que puissent dire les autres. Car le jugement que peut émettre une personne ne lui appartient pas ou plus, car elle sait aujourd'hui que le jugement n'est rien autre que repporter ses propres craintes, ses propres faiblesses ou ses attentes sur autrui.
Et surtout, elle a décidé d'essayer de vivre le plus possible au présent, sans se mettre de pression, en travaillant aussi sur la patience, qui est primordiale. Tout ça c'est théorique pour l'instant et c'est pas toujours aussi facile à faire qu'à dire mais déjà j'emets les intentions, et je vais vraiment tout faire pour respecter ces promesses que je me fais!

Concrètement, il va ressembler à quoi ce retour? Déjà il sera en douceur car dans mes étapes de voyage j'ai compris que les changements brutaux et radicaux ce n'est pas forcément ce qui me fait le plus de bien. Je m'envole donc depuis Lima le 10 mai au soir et j'atteris à Madrid le lendemain. Pour se remettre dans le bain européen tout en ne rompant pas totalement avec l'exotisme, j'y reste quelques jours afin de continuer à parler espagnol tout en étant en Europe, afin d'utiliser l'Euro mais dans un pays quand même meilleur marché que la France et surtout je garde à moitié mon statut de "touriste"! Et comme c'est pas super drôle de boire des cruches de sangria et manger des tapas seule, ben je ne serai pas seule :)) Lauriane a comme par magie des vacances en même temps (cette fois on a pas du tout essayer de coordoner quoi que ce soit, le hasard fait bien les choses) donc je suis la plus heureuse au monde. Et comme le bonheur attire le bonheur, je vais revoir aussi Laura, une magnifique rencontre de mon voyage, qui vit à Barcelone et vient passer le weekend à Madrid avec nous. Et ce qui est top, c'est que Laura avait rencontré Lauriane lors de sa venue au Costa Rica, donc on sait d'ores et déjà à quel point on s'entend toutes bien, les bons moments et les rigolades sont au programme! Une petite semaine à Madrid et le 17 mai, nous nous envolerons pour l'alsace!

Et puis une fois rentrée il se passe quoi? Commenons par le commencement: je pense consacrer les 2 premieres semaines aux retrouvailles, qui sont ultra importantes pour moi. Je n'ai ni envie de courir, ni envie de faire de concessions, en plus de ça j'ai une vie à Annecy et une vie en Alsace alors on va prendre le temps :)
Je ne fais ni projections sur le long terme, ni planning, je vais simplement suivre le cours de la vie et respecter mes envies et besoins au fur et à mesure. 
Et parmis mes besoins du présent (enfin du futur très proche), je sais que je veux commencer par vivre un peu en Alsace. Je sens que j'ai besoin de partager du temps avec mes amis de toujours, avec ma famille, de nouer, renouer ou soigner des liens avec certaines personnes. En fait j'ai besoin de retrouver un peu mes racines, et réapprendre à me sentir bien dans une région que j'ai peut-être à moitié fui il y 7 ans pour vivre à Annecy. 
J'ai la chance d'avoir une super "NoiXX" (Lauriane) qui veut bien partager un peu son chez elle le temps de voir comment tout évolue.
Mon appart d'Annecy restera donc pour le moment en compagnie des locataires qui s'y trouvent depuis mon départ, ils semblent vraiment s'y plaire et en plus de ça ils s'occupent à merveille de mes 2 chats. Peut être que j'y revivrai un jour, peut être jamais!
Annecy sera donc ma ville "secondaire" cette fois et pour les premiers temps mais je compte bien y passer régulièrement. Déjà parce que il y a des personnes que j'aime énormément là bas (et alentours, je pense aussi à toi mon poussin), avec qui j'ai vécu, partagé tant de choses et beaucoup grandi ces dernières années. Puis aussi il ne faut pas oublier que c'est une région magnifique et que j'étais litteralement tombée amoureuse du lac et des montagnes. 

Et enfin, la grande question, qu'est ce que je vais faire de ma vie en rentrant?
C'est un sujet qui m'as un peu angoissé par moment dans mon voyage. A peine 3 mois après être partie, je me mettais déjà à stresser dans ma tête en me disant "ohlala déjà 3 mois de passé et t'as tjs pas d'idée d'une reconversion quand tu vas rentrer?!!" Je savais depuis le départ ce que je ne voulais plus (l'administratif, les bureaux c'est pas ce qui m'épanouit, au contraire!!) mais pour autant je ne savais pas non plus ce que je voulais réellement. Avec le temps, j'essayais de lacher prise, des personnes m'ont aidé à avoir plus confiance en moi, à moins me mettre cette pression que je me suis toujours mise  mais par moments ce stress me revenait quand même à l'esprit. Ce n'est que depuis les derniers mois, je dirai presque semaines que j'ai réellement laché prise; avant j'avais déjà lâché mais plus dans la théorie que la pratique. Il y a quelques semaines je m'étais justement posée une nouvelle fois la question du retour et je me suis répondue, calme et serreine, que je n'ai pas d'idée précise mais que ça viendra. En fait j'ai ressenti cette paix que je n'avais jamais senti avant, je suis enfin devenue tolérante et patiente avec moi même, et je peux enfin vibrer avec ce sentiment que tout est juste dans la vie, tout arrive au bon moment et tout arrive pour une raison. Tout ce qui doit arriver arrivera, et ce qui ne doit pas se faire ne se fera pas.
Et là j'ai eu la confirmation que quand on lâche prise, les choses viennent naturellement.
Haha j'ai déjà écrit tout un pavé et on sait toujours pas ce que je vais faire, l'arnaque!! Mais je trouve que l'évolution des choses est ce qu'il y a de plus intéressant et pas vous balancer juste mon idée alors bon j'espère que vous ne vous êtes pas endormis devant l'écran.
Ce n'est une suprise pour personne je crois, vous savez tous que manger est ma plus grande passion et que j'adore cuisiner. Quelques mois avant de décider de partir en voyage, j'avais même monté un dossier pour faire une reconversion (congé de formation) et me former en cuisine. Malgré toute la motivation et l'énergie que j'ai mis dans ma candidature (jusqu'à aller faire des stages en resto le soir après mon boulot), mon dossier a été refusé. C'était le drame, j'y croyais vraiment. J'ai donc même tenté de contester la décision et j'ai insisté, mais niet c'était toujours non. J'ai finalement relativisé en me disant que c'était peut être pas le moment et que autre chose doit m'attendre. J'avais aussi constaté peu après que je m'étais empressée de trouver une "issue" car mon travail ne me convenait plus, c'était donc surtout un échapattoire bien que la cuisine soit quelque chose que j'adore. Avec le recul toujours, je me disais aussi qu'en plus de ça, je n'étais pas sure de vouloir travailler en restaurant car j'ai toujours detesté suivre des recettes à la lettre. Pour ces raisons, aujourd'hui je remercie ce "non" et aussi car c'est ce "non" qui a indirectement fait que je parte voyager alors qu'à la base je voulais juste changer de métier; finalement c'est ma vie qui a changé!
Ce thème est revenu à moi à mon arrivée dans la région amazonienne, car dans la maison dans laquelle j'ai vécu on cuisinait TOUT LE TEMPS, et pas mal de choses saines en plus, et je me suis rappelée à quel point j'aimais ce rapport à la nourriture. Une personne m'a dit un jour après avoir dégusté un de mes plats: "toi, ce que tu devrais faire, c'est soigner avec la nourriture". Je trouvais ça super chou mais je l'ai pris au second degré, et je n'ai même pas tilté sur le mot soigner", en pensant juste que si je peux générer du plaisir et du bonheur avec les plats que je cuisine je suis trop contente, je l'ai toujours vu comme ça.
Les jours passent et je me retrouve immergée 3 semaines dans la communauté indigène pour faire mon travail personnel (cf article "3 semaine au coeur du chamanisme péruvien, 3 semaines au coeur de soi"). En parallèlle  je me suis plongée dans un livre de développement personnel, et au cours de la 3ème semaine je lis un cours passage qui évoque la philosophie holistique (qui signifie soigner l'être dans son ensemble c'est à dire le corps, le mental et l'esprit) et dans la partie corps (qui est indiscociable des 2 autres) il est indiqué que la nutrition est très importante, qu'il est important de savoir comment les aliments et boissons que nous consommons interagissent sur nous. Ca parle de vitamines, de plantes médicinales, d'homéopathie etc..
J'ai eu un vrai TILT à ce moment, ressenti une telle émotion, puissante, que ca m'est apparu comme une évidence. A ce moment, ce n'est pas mon mental qui me parlait mais bien mon coeur qui vibrait. La nutrition, c'est exactement ça!!
Après ce tilt, je suis passée au mental tout de même et j'y ai songé, et je dois constater que tout s'est emboité comme un puzzle dans ma tête, en fait tout sonne juste, tout est cohérent. Et par après j'en ai parlé à une ou 2 personnes que je cottoyais à mon retour à Tarapoto, et ils m'ont dit que j'avais déjà évoqué cette idée, du moins que je me disais qu'en France ce serait sympa de faire qqch en rapport avec la cuisine ou la nutrition. Je ne m'en étais même pas rendue compte!!! Je devais évoquer l'idée comme ça, sans la ressentir au fond de moi, en fait c'était mon inconscient qui savait déjà mais ça ne m'était pas encore venu à la conscience. Mais avec ce tilt, là, tout a changé! Ce n'est donc pas la cuisine de façon directe, mais totalement en lien avec ça. C'est une façon de soigner et d'aider les gens (dédicace à la personne qui m'avait dit ça) et ça ça m'inspire énormément. C'est un domaine très vaste et qui peut permettre de combiner plusieurs méthodes, plusieurs écoles et même plusieurs cultures. C'est un thème totalement complémentaire avec les notions de développement personnel et même de spiritualité. Bref je suis conquise!
Et la cerise sur le gâteau, c'est que étudier ça va en plus m'apprendre énormément à moi, et c'est justement ce dont j'ai envie, apprendre toujours plus. J'ai perdu beaucoup de poids durant ce voyage, et c'est en grande partie car j'ai débloqué pas mal de choses au niveau psychologique. Mon métabolisme semble aussi avoir changé et j'ai moins cette tendance à tout garder, pourvu que ça dure je me disais! Malgré tout, je sais qu'un jour il faudrait quand même modifier les habitudes car je mange beaucoup erop tt surtout ne fais pas attention à ce que je mange. Je sais que je mange trop gras, trop salé, trop sucré, mais c'est tellement bon!!! Et surout il y a un point que je n'ai pas encore réglé c'est ma relation à la nourriture. D'un côté j'adore cuisiner des produits de qualité, j'évite les choses industrielles dans les plats que je prépare, j'aime cuisiner sain (le sain gourmand, pas le sain végan, du moins par pour l'instant hihi). Mais d'un autre côté, je fais parfois tout le contraire, et c'est plus souvent ce contraire justement. Ma façon d'agir et ma façon de concevoir les choses (avec certaines connaissances que j'ai déjà) sont incohérentes à ce jour, je suis incohérente en fait! Je suis aussi consciente que j'utilise aussi encore la nourriture pour me "consoler" ou pour combler certaines choses parfois. Je parle au présent car c'est comme ça que j'ai fonctionné depuis toujours. Depuis l'ayahuasca je sens que beaucoup de choses ont déjà changé, j'ai une réelle volonté de changer mes habitudes et je commence déjà à le faire, mais je sens que mes schémas et réflexes ancrés depuis si longtemps sont quand même encore là. Comme pour tout changement dans sa vie, il y a d'abord la prise de conscience et ensuite l'action et parfois il peut s'en passer du temps entre les 2, mais Je suis persuadée que si j'étudie de près l'impact de l'alimentation sur notre santé physique et mentale, et que je continue à développer ce respect de moi même que l'ayahuasca a introduit dans ma vie, ce point se règlera en temps voulu, même si ça doit prendre encore du temps!
Tout ça ne veut pas dire que je vais recommencer à 0, faire des années d'études et ouvrir un cabinet de nutritionniste. Les projections et le fait de réfléchir aux débouchés ou aux "freins" ce n'est plus du tout mon truc. Ca veut juste dire que je vais me former en nutrition par n'importe quel moyen car je sens que c'est vers là que je veux et dois aller, ce que j'en ferai et dans quel métier je l'utiliserai, ça je sais que ça viendra en temps voulu et j'ai totalement confiance. j'espère trouver une formation qui pourrait être financée via pôle emploi. Ca c'est l'option idéale, mais je ne sais pas si avec une coupure d'1 an à l'étranger, sans travail (et sans percevoir d'indemnités non plus, je précise) je vais ouvrir droit à quelque chose. Mais je vais appliquer la pensée positive et essayer de me créer ces droits :)
Si ça ne marche pas comme ça, c'est que je dois passer par d'autres expériences, je trouverai un travail qui me permettra de vivre et qui ne me demande pas trop d'efforts intellectuels (en usine ou en extérieur dans les champs pourquoi pas par exemple; je me souviens qu'étant jeune j'avais adoré emballer des barres glacées célébration ou féconder des plants de mais hihi!) afin de garder de l'énergie mentale pour commencer à étudier seule, à côté avec des livres. Dans tous les cas, je lance la machine nutritive :)

Voilà comment je vois ce fameux retour, non pas dans la "vraie vie", mais dans la vie tout court. Chaque chose que j'ai vécue avant le voyage, pendant le voyage et celles qui viennent maintenant, font partie de la vie, de la vraie. Ce n'est pas parceque je suis diplomée en RH et que j'ai 5 ans d'expérience là dedans que je dois faire ça toute ma vie, si ça ne me convient pas. Et ce n'est ni un echec, ni une erreur que j'ai faite, juste une expérience et une expérience qui dans tous les cas m'as servi énormément sur plein d'aspects. Tout est utile, tout est "parfait", chaque expérience nous permet d'apprendre quelque chose, d'évoluer, de nous connaitre, et de nous construire, pas à pas. Et à tout moment, on peut décider de laisser ce qui nous convient plus et accueillir ce qui nous permettra d'être plus épanoui. Cette coupure d'un an n'est pas "1 an de perdu", un trou dans le CV et une perte pour mes droits à retraite mais plutôt 1 an de vie heureuse gagnée et plein de choses apprises (et je ne compte pas toutes celles à venir!!). A quoi s'acharner à vouloir sa "sécurité" pour un futur dans lequel on met toutes nos espérances si on ne sait pas vivre ne serait-ce que la journée en cours de façon heureux? J'ai vu trop d'exemples de personnes qui attendent la retraite comme le messie, et qui finalement se retrouvent malades, ou trop aigries, ou trop fatiguées pour en profiter. Dans ces cas on attend quoi, la mort pour nous libérer?! J'ai aussi vu beaucoup d'exemples de personnes qui se "contentent" de ce qu'ils vivent, à défaut d'autre choses, se disant qu'il y a mieux mais qu'il y a aussi pire, sans ressentir une seule vibration dans la vie qu'ils mènent. La vie c'est aujourd'hui, le bonheur c'est aujourd'hui. Non ce n'est pas toujours facile, oui on a tous des bagages sur le dos et parfois très lourds, oui on fait face à des difficultés (ou plutôt des occasions d'apprendre), non, on ne peut pas toujours avoir le moral au top mais on est tous maitre de nous même et de notre vie et on a toutes les ressources en nous et autour de nous pour commencer à dépasser tout ça et apprendre à être heureux. C'est un chemin merveilleux qui en vaut la peine, je le confirme à 1000%!

Allez, On se voit tout bientôt youohuuuuuu :)))) Love <3

 

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